dimanche 17 avril 2011

HUMAIN À VENDRE



Le trafic humain est l’échange commercial et la vente de personnes comme esclaves. L’esclavagisme est la subjection involontaire d’une personne à une autre, qui prive cette personne de liberté et de droits individuels. Le trafic humain peu prendre plusieurs forme aussi et ce dans différent pays, mais l’humain en est  l’épicentre chaque fois de ce commerce odieux. Qui ne semble pas être priorité de nos gouvernements.
Le trafic humain repose sur la traite d'êtres humains et sur leur exploitation par des criminels dans le but d'en retirer un profit financier. Les victimes peuvent être forcées ou trompées par des stratagèmes, qui les mènent à la prostitution, à la mendiance ou au travail manuel.

Ce sont 200 000 personnes qui font l'objet d'un trafic en Europe chaque année, la majorité étant des femmes et des jeunes filles forcées à se prostituer.

En Europe, les jeunes filles et les jeunes femmes sont particulièrement exposées à des criminels qui leur font miroiter de bons emplois ou des études, puis les forcent à se prostituer. Ces criminels gagnent beaucoup d'argent sur le dos de ces jeunes filles et de ces femmes qui subissent des viols et d'autres violences physiques et mentales.

De nos jours, le trafic humain est monnaie courante, à tel point qu'il représente l'une des trois activités criminelles les plus lucratives au monde, après le trafic illégal de drogues et d'armes.

Les victimes sont trafiquées contre leur gré – elles sont trompées, leurrées par de fausses promesses ou encore forcées. 

Les trafiquants violent les droits humains fondamentaux de leurs victimes, qui sont dépourvues de leurs droits de libre circulation, d'auto décision, de contrôle sur leur corps et esprit, de contrôle sur leur avenir.

Ne confonds pas ce type de trafic avec la contrebande. Un contrebandier facilitera l'entrée illégale d'individus dans un pays contre une rétribution. Ceci dit, les personnes ainsi transférées sont libres à leur destination, alors que la victime trafiquée est soumise à l'esclavage. 
Selon les estimations des Nations Unies, entre 2 à 4 millions d'individus sont victimes de trafic chaque année, à l'échelle internationale

Selon la brigade nationale contre le crime au Royaume-Uni, environ 200 000 personnes sont introduites illégalement dans l'Union Européenne chaque année ; la plupart d'entre elles à des fins d'exploitation sexuelle

Selon le Département d'État américain, 80% des victimes trafiquées sur la scène internationale sont des femmes et 70% d'entre elles (femmes et jeunes filles) sont trafiquées à des fins d'exploitation sexuelle
On estime que ce trafic rapporte entre 7 à 13 milliards de dollars (USD) par an.

VICTIME POTENTIEL
Veux-tu trouver un bon emploi et bien gagner ta vie ?
Veux-tu voyager ?
Espères-tu avoir une meilleure vie ?
Si tu réponds « Oui » à une de ces questions, tu risques d'être victime du trafic humain.

Personne n'est soumis au trafic humain de son plein gré. Les victimes sont leurrées ou forcées, elles se retrouvent dans des situations dangereuses dont elles perdent le contrôle. Il peut s'agir de :
  • Femmes et d'enfants provenant de pays en voie de développement
  • Personnes à court d'argent ou en manque de perspectives d'avenir pour leur travail ou leurs études
  • Jeunes qui désirent améliorer leur mode de vie
Les victimes peuvent être diplômées, de tous bords, de toutes races et de toutes classes sociales confondus. Les femmes ne sont pas les seules victimes. Les hommes sont également vulnérables au trafic pour des postes non qualifiés, supposant principalement des tâches de main-d'œuvre pénible.
  • le trafic humain est ABOMINABLE ; c'est la forme la plus choquante des abus des droits humains. On pensait à tort que l'esclavage était du passé. Les abus ont lieu aujourd'hui, ici et là, et où que tu sois.
  • cela pourrait t'arriver ou à quelqu'un que tu connais. Toute personne comptant voyager, travailler ou étudier à l'étranger risque de courir un danger.
  • toi ou des gens que tu connais, vous payez peut-être pour des activités sexuelles. Si tel est le cas, sache que cet argent est peut-être utilisé par des criminels pour trafiquer des femmes et en abuser.
Ce trafic fonctionne partout en Europe, que tu vives au Royaume-Uni, en Italie, en Pologne ou en Roumanie.
Le recrutement est le premier maillon de la chaîne du trafic humain. C'est ainsi que les trafiquants trouvent leurs victimes. Cette procédure consiste à mentir ou à forcer des personnes, en les introduisant dans le monde de l'esclavage au XXIème siècle.

Les recruteurs sont les premiers à entrer en contact avec leurs victimes. Ils font de fausses promesses et mettent leurs victimes en confiance pour les leurrer. Ils ressemblent à des gens ordinaires et dignes de confiance, non pas aux gangsters comme tu peux te les imaginer. Il peut s'agir de :
  • Femmes (parfois même d'anciennes victimes trafiquées)
  • Employés d'agences bidon de recrutement, d'études, de voyages et de modèles
  • Voisins
  • Amis, petits amis et membres de la famille 
  • Copains d'école
Tout est une question d'argent ; même les personnes, que tu soupçonnes le moins, peuvent recruter des victimes.


Les recruteurs font preuve d'une grande créativité lorsqu'ils mentent à leurs victimes. Ils promettent de meilleures perspectives de travail ou d'études à l'étranger ou dans le même pays. Ils peuvent proposer une aide financière ou arranger les papiers de voyage. Ils passent parfois de fausses annonces pour le compte d'agences ou de sociétés bidon qui offrent de fabuleuses opportunités. Ils sont même aller jusqu'à ouvrir des stands lors de portes ouvertes sur le terrain des universités. Ils peuvent aussi aborder des femmes dans des bars ou des cafés et leur parler d'opportunités pour gagner de l'argent à l'étranger. Voici quelques méthodes adoptées :
  • Connexions privées (relations, amitiés, nouveaux amis) 
  • Annonces dans des journaux pour le compte d'agences bidon 
  • Annonces sur Internet
Les trafiquants utilisent de nombreux motifs pour convaincre leurs victimes, qu'il s'agisse de travail, d'études ou de voyages. Voici quelques exemples d'opportunités offertes :
  • Aide ménagère
  • Hospitalité – serveuse de restaurants et de bars
  • Au pair et autres soins
  • Mannequin - modèle
  • Divertissement – danseuse et hôtesse
  • Construction, usine, campagne/ferme
  • Études
  • Mariage
  • Tourisme
  • Industrie du sexe
Contrairement à ce que tu peux penser, les femmes qui comptent travailler dans l'industrie du sexe peuvent être trafiquées. Bien qu'elles puissent accepter de gagner de l'argent en échange de rapports sexuels, elles n'acceptent pas d'être traitées comme des esclaves, avec une faible rétribution, voire rien du tout.
Être exploité signifie effectuer une activité rémunératrice pour le compte de quelqu'un, en recevant peu d'argent, voire rien du tout.

Nous savons peut-être ce que cela signifie mais est-ce que nous en comprenons vraiment le sens ? 

Une fois que les recruteurs ont accompli leurs missions, ils passent leurs victimes aux sales gars. C'est alors que les personnes sont victimes d'abus physiques et mentaux et qu'elles sont forcées à gagner de l'argent pour des criminels.

Les victimes sont obligées de faire une multitude de choses mais le plus fréquemment elles travaillent de longues heures, pour peu d'argent voire rien du tout, vivant sans cesse sous la menace d'être violemment maltraitées si elles refusent de coopérer. On les oblige notamment à/aux :
  • La prostitution forcée - c'est la forme la plus répandue du trafic humain.
  • Travaux forcés- le plus couramment pratiqué dans un environnement domestique, à la campagne, dans les usines, sur les sites de construction et dans le domaine de l'hospitalité.
  • Pornographie
  • Activités criminelles - mendiance, trafic et distribution de drogue, vente de fausses monnaies
Alors, pourquoi les gens acceptent-ils de faire ce type de travail ? Ne peuvent-ils pas tout simplement dire non ? Ce n'est pas vrai ! En règle générale, les méthodes suivantes sont utilisées pour venir à bout des victimes :
  • Violence - Les trafiquants violent et battent leurs victimes pour les forcer à faire ce qu'ils veulent.
  • Menaces - Les victimes sont menacées d'actes de violence à répétition ; leurs familles également.
  • Servitude associée à l'endettement - Les victimes sont tenues responsables pour l'argent qu'elles doivent à leurs trafiquants.
  • Chantage - Après avoir été forcées à des activités de prostitution ou de pornographie, les victimes cèdent au chantage qui suppose que leurs familles seront averties de leurs actes.

Nations Unies sur les drogues et le crime : Trafic humain
www.unodc.org/unodc/en/trafficking_human_beings.html 
(page en anglais)

Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme :
Fiches d'informations sur les formes contemporaines d'esclavage
www.unhchr.ch/html/menu6/2/fs14.htm 
(page en anglais, mais informations associées sur site en français)

Campagne d'Amnesty International 
« Halte à la violence contre les femmes » 
web.amnesty.org/actforwomen/index

Human Rights Watch : Campagne anti-trafic
www.hrw.org/women/trafficking.html
(page en anglais, mais informations associées sur site en français)

Campagne UNICEF pour mettre un terme à l'exploitation des enfants
www.endchildexploitation.org
(page en anglais)

Département d'État américain : Bureau pour contrôler et combattre le trafic humain
www.state.gov/g/tip/
(page en anglais)

Campagne internationale anti-esclavage
« Stop Human Traffic » (Halte au trafic humain) 
www.stophumantraffic.org
(page en anglais)

Protection Project (projet de protection)
www.protectionproject.org
(page en anglais)


“Après que ma soeur est tombée malade, nous l’emmenâmes à l’hôpital, mais le docteur déclara que nous devions payer plus d’argent. C’est alors que mes parents me livrèrent aux Rs. pour 1 700 [35 dollars US]. J’avais sept ou huit ans… A 4 heures du matin, je me levais et tissais la soie… Je rentrais chez moi une fois par semaine. Je dormais dans l’usine avec deux ou trois autres enfants.”
Lisez SMALL CHANGE: Bonded Child Labor in India’s Silk Industry (Rapport des Human Rights Watch, janvier 2003).

Pour en savoir plus sur les autres problèmes de trafic en Asie, lisez OWED JUSTICE: Thai Women Trafficked into Debt Bondage in Japan (Rapport de Human Rights Watch, septembre 2000).


Le trafic de personnes, particulièrement de femmes et d’enfants, a été dénoncé haut et fort par la communauté internationale comme un abus profond des droits humains, une forme moderne d’esclavage et de violence particulière contre les femmes.
Informez-vous sur l’initiative contre le trafic humain de personnes de l’International Human Right Law Group.
Faites la connaissance des Défenseurs de Speak Truth To Power et de leur lutte pour les droits de l’enfant :Juliana Dogbadzi, citoyenne du Ghana. Ancienne esclave sexuelle, elle lutte maintenant pour l’abolition de l’esclavage.
Campage de Human Rights Watch contre le trafic de femmes et de jeunes filles.
Agissez maintenant. Soutenez la législation pour combattre le trafic de femmes et d’enfants.
“Un trafiquant recruta Nina, une jeune fille de 19 ans originaire de l’Europe du sud, pour travailler comme serveuse. En fait, il la viola, la frappa, la drogua puis l’obligea finalement à se prostituer. Après avoir réussi à fuir, elle fût rattrapée par son trafiquant qui la séquestra. Découverte par la police pendant un raid, Nina décida de témoigner contre son proxénète.. Celui-ci fût à son tour découvert puis relâché après appel. Pour sa propre survie, Nina est partie vivre dans un autre pays. Elle a adopté une nouvelle identité.”
Lisez le Rapport annuel sur le trafic de personnes [2003] écrit par le Secrétaire d’Etat Colin Powell.
“Ne vous faites pas d’illusions sur l’Italie, les choses ne sont pas si faciles là-bas. La promesse d’un emploi bien rémunéré et d’un lit de roses peuvent être un moyen de vous attirer vers la prostitution. Vous devrez souffrir des épreuves terribles.”
Découvrez comment l’International Organization for Migration est venue en aide à Victoria, une survivante du trafic originaire du Nigeria.

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